La fast fashion, l’envers du décor

Connaissez-vous réellement la fast fashion ?

Depuis des décennies, la fast fashion continue à bouleverser le mode de consommation des français.es en proposant un large choix de tenues tendances et à bas prix. Un modèle économique qui n’est pas sans conséquences !

La fast fashion, mode éphémère en français, c’est une enseigne du textile ou boutique en ligne qui renouvelle, à raison de plusieurs fois par mois voire par semaine et très vite, des collections vêtements. De nombreuses marques s’appuient sur ce modèle économique afin de répondre -ou de créer un- au besoin de la clientèle principalement jeune.

Ce business model est entamé en 1990 avec la firme espagnole, Zara dans pas mal de capitales de la mode dont Londres ou New-York.

Dans les années 2000, le monde de l’habillement prend un nouveau tournant avec l’arrivée d’une foule de marques bien connues. Parmi elles, H&M, Bershka, Stradivarius ou Mango. Aujourd’hui, des entreprises plus modernes et plus jeunes décident de taper fort avec des prix très compétitifs ; Boohoo, MissGuided, Pretty Little Things, Fashion Nova, Zaful et l’une des plus plébiscitées en ce moment, SheIn.

À qui s’adresse la fast-fashion ?

L’industrie de la mode express s’adresse principalement à la génération Z plus influençable et attirée par une sélection d’articles à moindres coûts.

Pour cela, certaines marques affichent des pubs partout notamment sur les réseaux sociaux les plus convoitées par les jeunes à savoir Instagram, Snapchat, Tiktok et YouTube. Sans compter les partenariats avec de nombreuses influenceuses comme Stéphanie Durant (ancienne candidate emblématique des Marseillais) ou Wejdene qui proposent chacune une collection capsule.

Elles n’hésitent pas non plus à créer une situation d’urgence, c’est-à-dire à proposer un produit ultra soldé disponible pendant 24h seulement pour pousser à commander.

Résultat ? Il y a une surconsommation de vêtements suivi d’un gros gaspillage.

Fashion Consume GIF by Die Carolin Kebekus Show - Find & Share on GIPHY

Quels impacts sur la société ?

Je ne vous dis pas l’impact que cela génère sur l’environnement. Savez-vous qu’un habit est la 2e chose la plus polluante au monde après le pétrole ?

Elle rejette au moins 1,2 milliards de tonnes de CO2 dans la nature. C’est plus qu’un avion et un bateau réunis. La fabrication d’un tee-shirt nécessite l’équivalent de 70 douches. Celle d’un jean, 285 douches. Cela représente 10 000 litres d’eau par habit. 4% d’eau courante est utilisé pour la mode. Cette même eau que pourrait boire des pauvres.

Sachant que les entreprises réalisent 36 collections chaque année contre 4. Soit 9 fois plus qu’à l’accoutumé ! Je n’imagine pas la quantité que ça doit faire au total.

10 000 à 20 000 tenues vestimentaires sont jetés en France, car ils taillent trop petits, sont dépassés, ou sont tout simplement usés. Vous imaginez ce que ça représente ? Sans oublier les stocks des invendus qui finissent à la déchetterie voire enfouis sous terre.

Certes, ils ne prendront pas un millénaire pour se désintégrer à l’inverse du verre ou d’un forfait de ski. Ceci dit, ils ne sont pas non plus aussi biodégradables que le papier toilettes qui met 2 semaines à 1 mois pour se décomposer dans la terre. À moins d’être composé de coton à 100%.

Outre sa très lente décomposition, les ensembles non-écologiques, relâchent des substances toxiques à l’instar de la pétrochimie ou du colorant responsable de la teinte des habits. Super pour l’écosystème…

Heureusement, il existe des solutions pour recycler ses vêtements. Voici un bref rappel de ces derniers :

Comment lutter contre la fast-fashion ?

Donner une seconde vie grâce aux conteneurs

Plutôt que de jeter vos pièces, vérifiez d’abord si vous n’avez pas dans votre ville ou à proximité de votre appartement une poubelle de tri spécial vêtements. Ils sont blancs, gris ou verts et se trouvent sur des trottoirs (logiques !). Vous ne devrez pas avoir de difficultés à les trouver.

Vos produits textiles sont collectés pour être broyés et transformés en isolation thermique ou acoustique pour les logements (pensez à vos voisins qui font du vacarme en journée ou la nuit).

Aussi, une très chouette raison de glisser vos tops, bas et chaussures dans ces conteneurs, c’est qu’une fois triés, ceux en très bon état sont redistribués dans des associations ou exportés dans les pays dans le besoin. Europe de l’est, Afrique, Amérique Latine, Asie.

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Vendre

Ce ne sont pas les plateformes et applications qui manquent pour ça. Le bon coin, Marketplace de Facebook, Vinted… sont de bonne façon de redonner une seconde vie à vos tenues en plus de vous faire de l’argent. Par exemple, j’ai vendu deux sacs à main en jean et en osier et une veste.

Par contre, faites attention, car il y a aussi des brouteurs africains qui prennent une fausse identité et vous font croire qu’ils achètent vos articles. S’ils demandent de payer via Paypal et d’envoyer, laissez tomber. Ils ont failli me voler de l’argent, mais j’ai réagi à temps. Ouf !

Ne pas trop acheter

Le piège de la fast fashion, c’est de proposer des looks tendances très limité pour inciter les clients à saisir l’opportunité sans attendre une minute de plus. Alors vous ajoutez des robes-pulls, des pulls, des collants, deux paires de bottines à votre panier. Allez hop, quelques petits accessoires en plus pour vous et votre chien pour Noël. Vous passez commande et terminé, plus possible de faire machine arrière.

Et ça, ça recommence chaque mois. Jusqu’à ce que vous vous rendez compte que vous n’avez plus de place dans votre dressing.

Certaines filles dépensent jusqu’à 300 euros de vêtements sur SheIn. C’est vrai, que les offres sont alléchantes, les points de fidélité sont top, les tenues sont de la bombe, les prix canons, mais ne vous faites pas avoir. Surtout avec le Black friday qui arrive. Oh pinaise !

Achetez seulement si vous avez besoin.

Je ne dis pas que je ne fais pas d’achats, mais j’essaye de ne pas trop dépenser.

Maintenant, oui, il faudrait privilégier des produits de qualité comme le made in France plutôt que du made in China bas-de-gamme. Au moins de temps en temps.

Une main d’oeuvre sous-payée

La fast fashion, c’est aussi une grosse main d’œuvres à moindres coûts. C’est sûr, c’est plus facile d’embaucher des étrangers clandestins qui travaillent pour un maigre salaire sans rechigner à la tâche. C’est le cas de l’atelier à Leceister au Royaume-Uni qui paye les 10 000 travailleurs immigrés 2£ (≈ 2,2€ de l’heure). Ou alors la plupart des enseignes recrutent des enfants comme vous le savez. Un travail à la chaîne 24h/24 7j/7 pour être sous-payé n’est rien d’autre que de l’esclavage.

source :

https://madame.lefigaro.fr/style/comment-eviter-de-jeter-ses-vetements-poubelle-abimes-160321-195592

https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/eco-consommation-duree-vie-dechets-707/

https://www.videtonplacard.com/how-long-it-takes-for-your-clothes-to-decompose/

https://www.linfodurable.fr/conso/7000-10-000-litres-deau-sont-necessaires-pour-fabriquer-un-jean-comment-arreter-les-frais

https://www.wedressfair.fr/blog/c-est-quoi-la-fast-fashion

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À bientôt ! 🙂

LLDP

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